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Nouvelle voie verte de Liverdun

dimanche 7 octobre 2018, par Axelos

J’ai suivi de prés la construction de la nouvelle voie verte de Liverdun, reliant Liverdun à Villey-Saint-Étienne et ai effectué un repérage peu après la fin des travaux, le 16 juillet.
J’ai attendu volontairement trois mois avant de poser cet article pour vérifier si les quelques anomalies relevées ne sont pas corrigées rapidement.

Intérêts de cette voie verte

La construction se constituait en deux phases :

  • La première concernait la partie rejoignant la surface balnéaire de Liverdun au barrage d’Aingeray, la plus importante.
  • La seconde longe la petite route reliant Liverdun à Villey-Saint-Étienne. S’agissant d’une route à faible trafic avec une excellente visibilité, l’intérêt de construire une voie verte à cet endroit est plus discutable dans le sens que d’autres endroits avoisinant en ont bien plus besoin (l’ancien canal entre Pompey et Frouard notamment).

Cette voie verte se veut être à usage touristique, incluse dans la véloroute régionale La Boucle de la Moselle, qui parcourt un total d’environ 90 km.
En voici le site officiel.
Et sur Waymarked Trails un rendu cartographique du cheminement.

Prises de vue

Pour différencier de l’article concernant les nouvels aménagements de la véloroute Charles le Téméraire, renommé L’Échappée Bleue depuis, reliant Custines à Dieulouard, j’ai cette fois utilisé une caméra avec prise de photo automatique toutes les deux secondes.

Ayant pour intérêt de partager ces prises de vues, elles sont de fait publiées sous licences libres. Vous pouvez donc les réutilisées à votre guise, à condition de citer l’auteur (Axelos) et de ne pas modifier la licence (CC-BY-SA).

J’ai téléversé ces photos sur un site web qui les positionnent sur une carte et les compilent sous forme de séquences permettant de naviguer entre les différentes prises de vue : Mapillary.

Mes commentaires sur l’aménagement

Globalement j’en suis plutôt satisfait, la première partie apporte un énorme gain de confort et de sécurité et nous évite de circuler sur une route à faible trafic, mais étroite et avec peu de visibilité.

Les revêtements


La voie verte est quasi-intégralement recouverte d’enrobé bitumeux, lisse et excellente adhérence, difficile de demander mieux.

Je note tout de même la présence d’un revêtement de type sable compacté, à la sortie de la zone balnéaire. Il faudra vérifier dans le temps si ce revêtement sera entretenu, car risque de poser problème en période hivernale.

Revêtement en sable compacté

Les priorités

Les voies vertes sont bel et bien des routes et non pas des chemins, c’est le code de la route qui le dit (Article R110-2). Il est donc conseillé de lui attribuer les mêmes règles de priorité que toutes autres routes se croisant : hors réseaux structurants, c’est la route ayant le plus de circulation qui, en principe, est prioritaire.

Cette voie verte ne traverse que deux routes.
Elle est prioritaire sur la route qui traverse le barrage d’Aingeray, mais n’est pas prioritaire sur la route reliant Liverdun à Villey-Saint-Étienne (Voir illustration Signalisation contradictoire).

Voie verte prioritaire

Je n’ai pas la motivation de récupérer les chiffres qui indiquent le nombre d’usagers par route et de toutes façons il est fort probable que la route Liverdun à Villey-Saint-Étienne a plus d’usagers que la voie verte sur l’année. Bref il n’y a rien à relever dans ces règles de priorités, l’aménagement semble exemplaire sur ce thème.

Les obstacles

Il n’y en a que deux, il s’agit de barrière anti-intrusion pour véhicules motorisés.
Comme je l’avais noté en préambule de l’article je suivais de près ce chantier et ai donc rapidement aperçu qu’il y avait un gros problème avec les obstacles, c’était environ 6 mois avant la fin des travaux.
J’ai donc dans l’immédiat contacté le Bassin de Pompey pour les prévenir qu’ils doivent porter une attention particulière aux obstacles concernant les largeurs de passage, 1.40 m minimum pour une voie verte. J’ai eu comme réponse qu’ils étaient déjà au fait et que la société prestataire prévoyait d’effectuer des modifications.

Finalement, ayant mesuré par moi même sur le terrain les largeurs de passage, je confirme que l’obligation légale envers les piétons et plus précisément les PMR est respecté, quasi au centimètre prés (1.43 m pour l’une des barrières).
Cependant, les modifications apportées ne sont que des patchs fait à l’arrache, image à l’appuie, ou on constate un ajout de bitume sur le bas coté, un truc immonde qui dans le temps va se dégrader et donner un mauvais revêtement, ce qui en présence d’un obstacle rigide peut se révéler dangereux.

Fin de voie verte ? Revêtement patché ?

Se pose aussi la question de la visibilité de l’obstacle la nuit, l’une d’elle ne profite pas de signalisation au sol et dépend donc de l’éclairage public, un lampadaire se situant juste au-dessus : Reste-t-il allumé toute la nuit ou s’éteint-il pour des (bonnes) raisons écologiques et économique ?

Visibilité de l’obstacle la nuit ?

Reste que dans l’ensemble, ces obstacles sont une véritable évolution des mœurs déjà constaté précédemment sur la liaison Custines – Dieulouard, ou contrairement aux aménagements antérieurs, tout type de vélo peut y circuler sans contrainte.

La signalisation

Jusqu’à ce point, on pourrait considérer que la VV soit parfaite, cependant j’ai placé volontairement le point le plus fâcheux à la fin. Mais rassurez-vous, rien de bien grave dans l’ensemble !

Nous débuterons avec cette perle : le panneau B0 + sauf services, qui indiquent qu’en tant que cycliste je ne peux pas circuler sur la voie verte.

Voie verte interdite aux cyclistes ?

Dans le même genre, un duo de C115 et B0 + sauf services. Là on a mixe de contradiction et de doublon à la fois. En tant que véhicule motorisé, le panneau C0 ne sert à rien car C115 m’interdit d’y circuler implicitement. En tant que cycliste, je suis autorisé à y circuler d’après C115, mais c’est interdit d’après C0.

Signalisation contradictoire

Autre exemple, un panneau C116 qui indique un fin de voie verte (Voir illustration Fin de voie verte ? Revêtement patché ? ) Soit, on considère donc que je roule désormais sur un chemin partagé. Mais comment expliquer ma priorité sur la route du barrage d’Aingeray, puisque ne circulant plus sur une route je ne peux revendiquer aucune priorité ?
À moins que ce kilomètre soit en fait une piste cyclable condamnant alors les piétons à se faire écrabouiller sur la chaussée principale !

Conclusion

Finalement, il faut quand même avouer que dans l’ensemble, en tant que cycliste, je suis bien content de l’existence de ce nouvel aménagement, qui réduit désormais à trois le nombre d’endroits à aménager pour parvenir à une Boucle de la Moselle (presque) exemplaire.

Aussi, à contrario des ménagements cyclables effectués au sein des agglomérations du Bassin de Pompey qui sont totalement à côté de la plaque, les réseaux cyclables touristiques sont, il faut l’avouer, hors les obstacles et les signalisations, dans l’ensemble plutôt bien chiadé et pratiques depuis plusieurs années (Sauf la Mauchère qui est une vaste blague !).

En 2018, ce nouvel aménagement met enfin un terme à la problématique maladive des obstacles, ainsi que des règles de priorités. Il ne reste alors plus que la signalisation à travailler…

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